FERTILISATION ET PRATIQUES ENVIRONNEMENTALES

Nos services en fertilisation et pratiques environnementales sont principalement orientés sur l’élaboration des plans d’accompagnement agroenvironnementaux (PAA) et des plans agroenvironnementaux de fertilisation (PAEF). L’équipe de PRISME peut aussi encadrer et réaliser des projets visant le respect du milieu naturel et des sols cultivés.

Certains outils et services connexes ont été développés pour appuyer les producteurs dans leur démarche de bonnes pratiques culturales : registre et suivi de fertilisation, suivi de nitrate, échantillonnage de sol, échantillonnage géoréférencé, profil de sol et cartographie (lien Documentation et Cartographie)

Pour en savoir plus sur nos services, communiquez avec nous par téléphone au 450-454-3992 ou par courriel à info@prisme.ca 

PAEF ET BILAN PHOSPHORE

Le Plan Agroenvironnemental de Fertilisation (PAEF) est un outil de gestion visant à établir un équilibre entre les éléments fertilisants apportés et les éléments fertilisants prélevés.

En culture maraîchère et fruitière, les producteurs cultivant plus de 5 hectares sont obligés, selon le Ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques,  de détenir un PAEF. En grandes cultures, les producteurs cultivant plus de 15 hectares sont également dans l’obligation de détenir un PAEF.

Le PAEF comprend plusieurs volets dont le BILAN PHOSPHORE prévisionnel, le suivi des applications fertilisantes ainsi que le bilan phosphore réel et les recommandations en fertilisation pour la prochaine saison.

DataSol s’engage à produire annuellement le PAEF des producteurs membres, incluant tous les volets. En contre partie, les producteurs doivent nous fournir tous les renseignements nécessaires à la réalisation de celui-ci.

PAA

Le Plan d’Accompagnement Agroenvironnemental (PAA) est un outil permettant aux producteurs de tracer un portrait global de la situation agroenvironnementale de leur entreprise.

Il permet également d’établir une liste d’actions concrètes à réaliser au cours des prochaines années. Le PAA permet aussi l’accès à des subventions pour la réalisation de divers travaux sur l’entreprise tels l’implantation d’une haie brise-vent, l’aménagement d’un avaloir, etc.

Le PAA est mis à jour au besoin, à la demande du producteur, et il est signé par un agronome.

SERVICES OFFERTS EN ENVIRONNEMENT

Afin de vous aider à améliorer votre impact environnemental, l’équipe du Consortium PRISME peut vous accompagner dans la mise en place de différents aménagements ou installations. Voici quelques exemples de projets déjà réalisés.

Mise en place d’un biofiltre à la ferme afin de traiter les effluents phytosanitaires de rinçage et de remplissage du pulvérisateur  2012-2013

biofiltrePour atteindre les standards exigés et des niveaux de production économiquement viables, les maraichers doivent utiliser de nombreux pesticides pour lutter contre les mauvaises herbes, les insectes ravageurs et les maladies. Il est important de rappeler que ces produits possèdent tous, à différents degrés, des potentiels de toxicité.

En effet, une étude d’Isabelle Giroux du MDDEP (Ministère du développement durable et de l’environnement) a révélé la présence de plus de 36 pesticides et produits de dégradation dans un ruisseau d’une zone en production maraîchère de la Montérégie-Ouest. Il s’agit du premier cours d’eau étudié par ce ministère qui dépasse les critères de qualité de l’eau pour la protection de la vie aquatique pour tous les échantillons prélevés. http://www.mddelcc.gouv.qc.ca/eau/eco_aqua/pesticides/maraichere/pesticides-eau-maraicher.pdf

Le projet biofiltre était un des projets ciblés dans le plan d’action élaboré par un comité ayant vu le jour afin de travailler à la réduction de l’impact de l’utilisation des pesticides dans les zones intensives de productions légumières.

En effet, il a été démontré en Europe que 70 % de la pollution des cours d’eau par les produits phytosanitaires provenait de la pollution ponctuelle, soit le remplissage, le lavage ou le rinçage du pulvérisateur. Ces effluents sont récupérés et percolent dans le biofiltre qui est constitué de trois bacs étanches superposés et remplis d’un mélange de compost, de paille et de terre provenant du champ cultivé. Ce système permettrait de diminuer de 80 à 90% des molécules actives d’après la bibliographie existante.

De construction simple et peu onéreuse, ce système est facilement transférable chez les producteurs agricoles. 

Implantation de marais filtrant pour capter le Chlorpyrifos et le phosphore dans les eaux de surface et de drainage d’un champ cultivé en oignons en sols organiques

2011-2012-2013

marais-filtrantDe 2005 à 2007, le MDDEP (Ministère du Développement Durable, de l’Environnement et des Parcs) a échantillonné le ruisseau Gibeault-Delisle afin d’analyser les pesticides se retrouvant dans ce cours d’eau qui draine un bassin à dominance maraîchère. Une multitude de pesticides en concentrations élevées a été détectée : la concentration de 15 pesticides dépasse les critères de qualité de l’eau. L’ampleur des dépassements des critères de qualité de l’eau est parfois importante, notamment dans le cas du chlorpyrifos.

Ces concentrations élevées pourraient avoir des impacts sur les espèces aquatiques du ruisseau Gibeault-Delisle et sur celles du ruisseau Norton où il se déverse (Giroux, Fortin, 2010).

Plusieurs études montrent l’efficacité d’aménagements particuliers qui filtrent l’eau agricole (de surface et de drainage) et permettent alors de diminuer la pollution entrante dans un cours d’eau. Ces aménagements prennent la forme de bassins de sédimentation, de marais filtrants, de milieu humide. Le principe est de se servir des caractéristiques du vivant (plantes, microflore, microfaune) dans le marais filtrant afin de diminuer la concentration du ou des polluants visés dans les eaux en aval de l’ouvrage se jetant dans le ruisseau.

Ce projet consistait donc à implanter un bassin de sédimentation, suivi d’un marais filtrant afin de diminuer la concentration du chlorpyrifos ainsi que celle du phosphore. L’implantation a été réalisée chez un producteur maraîcher qui applique le pesticide contenant cette molécule active, soit le Lorsban ou le Pyrifos, dans la culture de l’oignon.

Suite à la construction de l’ouvrage, un suivi d’efficacité a été réalisé par le biais de plusieurs échantillonnages d’eau à divers points.

Voir le rapport du projet

Évaluation de l’efficacité de bandes riveraines composées de plantes herbacées vivaces et d’arbustes pour la diminution des ravageurs des cultures maraîchères, 2011-2012

bandes-riverainesL’implantation de différentes espèces de plantes herbacées vivaces couplées à une haie arbustive ainsi qu’arborescente favoriserait la présence de prédateurs et de parasitoïdes de ravageurs de cultures maraîchères. Cela permettrait de diminuer l’application d’insecticides et donc la présence de ceux-ci dans les ruisseaux.

Ainsi, quelques bandes riveraines ont été mises en place et aménagées avec diverses espèces de plantes et arbustes. Le suivi des insectes prédateurs et parasites a aussi été effectué parallèlement.  

 

Création d’habitats dans le bassin versant du ruisseau Norton, 2012-2013

biodiversiteLe bassin versant “terres noires” du ruisseau Norton essentiellement agricole voit sa biodiversité diminuer d’année en année à cause de la disparition des milieux humides et des bandes riveraines arbustives. Pour contrer ce phénomène, des terres agricoles riveraines ont été rendues à la nature. Un habitat propice au développement de la biodiversité avec la mise en place d’un marais filtrant et d’un boisé a été aménagé. L’objectif du projet était d’établir un site de démonstration de la cohabitation biodiversité et agriculture.

La réalisation des aménagements proposés s’est faite sur 300m le long du Norton : une bande riveraine arborescente et arbustive de 15 m de large, un milieu humide de 28 m de large et un écran de 2 ou 3 lignes d’arbustes ont recréé un habitat pour la faune et la flore terrestre. Il était aussi espéré d’améliorer du même coup les habitats aquatiques. Des aménagements spéciaux ont également été créés avec l’aide des fiches techniques produites par le Ministère des forêts, de la Faune et des Parcs, avec l’appui financier de la Fondation de la Faune.

Les bienfaits ont été environnementaux et agricoles grâce à la création d’habitat pour l’un et la diminution des impacts des inondations pour l’autre (moins de perte de terres cultivables). Les bulletins du Norton,  reçus par les 82 producteurs du bassin versant “terres noires” du Norton, ont fait à la fois l’état de la situation et la promotion de tels aménagements.

De 2010 à 2012, le Consortium PRISME a agi à titre de promoteur pour le Bassin versant du Norton.

Liens vers les Bulletins du Norton : Bulletin 1  Bulletin 2  Bulletin 3  Bulletin 4  Bulletin 5